• mer. Juin 29th, 2022

A QUAND LE FINANCEMENT DES DEMEMBREMENTS DU CNJCI PAR LES COLLECTIVITES TERRITORIALES (DISTRICTS,CONSEILS REGIONAUX ET MAIRIES) ?

ByAssi Nestor

Déc 9, 2021

Dans sa politique de promotion et d’épanouissement sociale de sa jeunesse, la Côte d’Ivoire a mis en place en 1990 la Fédération Nationale des Unions de Jeunesse de Côte d’Ivoire (FENUJECI) dont chaque commune avait une représentation avec pour but d’encadrer la jeunesse communale.

Cette organisation de jeunesse considérée comme la doyenne des faitière d’organisation de jeunesse nationale bénéficie au niveau national, d’une subvention des pouvoirs publics par l’entremise du ministère de la Promotion de la Jeunesse de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Au niveau local, après une signature de partenariat entre la FENUJECI et l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICCOCI) les organisations de jeunesse communale bénéficient d’un appui financier annuel des mairies. Elles représentaient l’interface entre les organisations de jeunesse et les collectivités territoriales au sein de la commune.

L’Union Africaine dans sa politique de promotion de la jeunesse africaine a mis en place la charte africaine de la jeunesse à laquelle la Côte d’Ivoire est partie prenante depuis sa ratification en 2009.

Cette charte de la Jeunesse de l’Union Africaine a recommandé aux Etats parties de favoriser la création d’une plate forme pour la participation des jeunes à la prise de décision au niveau local et national, régional et continental de la gouvernance.

De cette volonté naquît le Conseil National des Jeunes, qui se veut la faitière des organisations de jeunesse à l’échelle continental, régionale et nationale.
De ce fait, toutes les organisations de jeunesse devraient se fondre au Conseil National des Jeunes (CNJ).

Force est de constater que certains pays ont réussi cette reforme des organisations des jeunesse là ou la Côte d’Ivoire tâtonne encore pour plusieurs raisons entre autres, un processus récent, une question de liberté d’association et surtout la main obscure des politiciens véreux qui profitent de la multitudes de mouvements de jeunesse pour faire passer leur message et manipuler cette frange fragile et importe de la population.

La Côte d’Ivoire à l’instar des autres Etats du continent à instaurer le CNJCI cette organisation de jeunesse qui a la même assise nationale que la FENUJECI à la différence que les représentations locales (CNJCI Départementaux et CNJCI Régionaux ) ne disposent pas de subvention des collectivités décentralisées pour dérouler leur plan d’action proposé lors des élections auprès des organisation de jeunesse.

Cette situation d’injustice empreinte de favoritisme en faveur de la FENUJECI des élus locaux méritent notre réflexion comment le CNJ dont l’Union Africaine a instauré au sein des Etats membres le CNJCI dispose d’un appui budgétaire de 100 millions de nos francs pour les actions et le fonctionnement du Bureau Exécutif national alloué par la tutelle.

Pour une question d’équité et de justice le ministère de la Promotion de la Jeunesse de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique gagnerait à plaider auprès de l’UVICOCI et de l’ARDCI pour un appui budgétaire aux démembrements du CNJCI afin que cette faitières des faitières de jeunesse puisse apporter sa modeste contribution à l’épanouissement de la jeunesse à l’échelles régionale et départementale à l’effet d’être une force de proposition et d’aider à l’action conformément à l’esprit de la charte africaine de la jeunesse de l’Union Africaine.

Ainsi, le ministère de la Promotion de la Jeunesse de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique dans sa politique de redynamisation de la vie associative doit mettre les moyens nécessaires à la disposition des démembrements du CNJCI en vue d’en faire des acteurs de changements au service du développement économique et sociale de la Côte d’ivoire.

Il pourrait obtenir de l’ARDCI et l’UVCOCI un engagement ferme à apporter un appui budgétaire aux démembrements du CNJCI dont l’implantation va au-delà des communes permettant à cette organisation de jeunesse d’apporter sa pierre à la construction de la nation ivoirienne.

Ange DJENI Journaliste Diplômé de l’ISTC Polytechnique
Analyste politique

Assayie.net