• ven. Juil 1st, 2022

Des espaces initiés à Yamoussoukro pour assurer une sexualité responsable aux jeunes.

ByAssi Nestor

Sep 13, 2021

Des sites d’encadrement dédiés aux jeunes de Yamoussoukro, dénommés « Espaces sûrs », entretiennent régulièrement les adolescents sur plusieurs thématiques dont la question de la sexualité responsable, a constaté l’AIP.

A Yamoussoukro-Kpangbassou, Zatta et Attiégouakro, les équipes d’encadrement de l’organisation non gouvernementale RSB (Renaissance santé-Bouaké) animent des ateliers hebdomadaires au profit de groupes d’adolescents, dans le cadre d’un projet qui cible les zones où les facteurs de vulnérabilité des jeunes sont réels.

Le projet dénommé ‘’Droit à l’éducation inclusive et maintien de la jeune fille à l’école’’ s’inscrit dans la perspective de renforcer l’accès des jeunes filles à l’éducation. Et ce, à travers une approche transformatrice qui touche les facteurs de vulnérabilité sociale, économique liés aux inégalités de genre et la non-valorisation de la jeune fille par rapport aux garçons dans la société.

Il est initié par UNFPA avec l’appui financier de Affaires Mondiales Canada.

« A l’Espace sûr, nous renforçons les capacités des enfants et au final c’est l’enfant qui prend la décision qui est la meilleure pour lui. Nous focalisons sur l’encadrement des jeunes filles qui vont à l’école pour leur donner des aptitudes pour continuer leurs études », a expliqué une mentor de RSB, Lohorou Viviane.

Il s’agit de faire prendre conscience à ces jeunes filles de ce que peut représenter une grossesse pour elles, à savoir un piège qui peut se refermer sur elles et changer la trajectoire de leur destin, a-t-elle ajouté.

Le projet ‘’Droit à l’éducation inclusive et maintien de la jeune fille à l’école’’ est accompagné d’activités génératrices de revenus avec les femmes « parce qu’il est important qu’elles améliorent leurs conditions de vie pour que cela réagissent sur leurs enfants », selon la directrice exécutive de RSB, Mme Toualy Dorothée.

Ainsi à Zatta par exemple, un groupement féminin a mis en place un champ de manioc dont les retombées vont permettre d’aider les enfants qui sont à l’école.

Le projet court depuis octobre 2019 et sa phase actuelle est prévue pour s’arrêter en mars 2022. Il vise globalement l’amélioration de l’accès et du maintien des filles à l’école primaire et secondaire à travers la promotion de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive et à travers la promotion de l’autonomisation de la femme et la lutte contre les violences basées sur le genre.

(AIP)

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