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L’élevage de cafards, l’activité lucrative du Tanzanien Daniel Rwehura.

ByAssi Nestor

Fév 12, 2022

Daniel Rwehura est un pionnier de l’élevage de cafards en Tanzanie. L’activité lui rapporte 5 euros pour chaque kilo de cafards vendu aux éleveurs de volaille et de poissons, et même à des particuliers qui en achètent pour la consommation.

Si les cafards sont généralement perçus comme des insectes nuisibles et assimilés à la saleté, le Tanzanien Daniel Rwehura a décidé d’en faire une source de richesse. Il a établi une petite activité d’élevage dans la ville de Dar es salam en Tanzanie. Il s’approvisionne en cafards dans les décharges de la ville, les élève et les commercialise ensuite auprès d’une clientèle variée parmi les agriculteurs, les éleveurs, et même des particuliers qui en consomment.

C’est en 2017 que Daniel Rwehura se fait connaître à travers des publications sur les réseaux sociaux. Après une intense campagne d’information pour promouvoir son activité, il a reçu le soutien du gouvernement et d’universités pour produire des protéines de cafards dans le pays. Des laboratoires se procurent en effets ces insectes pour leurs recherches, faisant de ce marché une nouvelle mine d’or pour les entrepreneurs.

La consommation d’insectes n’est pas nouvelle en Afrique, avec environ 25 % des 2 100 espèces d’insectes reconnues comestibles dans le monde. Selon la Banque mondiale, leur élevage pourrait être une réponse à la faim, à la pauvreté et à la crise écologique du continent. Outre les avantages économiques, les insectes ont une grande valeur nutritionnelle et permettent de lutter contre la sous-alimentation qui touche une personne sur cinq en Afrique. L’élevage de cafards est néanmoins beaucoup plus récent et n’a pas de visées nutritionnelles à grande échelle. Les spécialistes et les cadres réglementaires en sont encore à leurs débuts.

Pour Daniel Rwehura, c’est une aubaine. Il affirme que son projet d’élevage a considérablement amélioré sa vie. Pour chaque kilo de cafards, il gagne environ 5 euros. L’activité semble être de plus en plus populaire dans le pays. Un autre agriculteur, Lusius Kawogo, affirme avoir fait fortune grâce à elle. Il reçoit même des commandes de personnes en dehors de la Tanzanie.

Convaincu du potentiel économique de l’élevage des cafards, Daniel Rwehura forme désormais d’autres jeunes tanzaniens à cette pratique.

Source: Agence Ecofin

Assayie.net