• ven. Juil 1st, 2022

MUGEFCI: Mesmin Komoé part sans partir…

ByAssi Nestor

Août 4, 2021

Le samedi 17 juillet 2021, au lieu d’apporter des démentis sur les accusations de « gestion approximative » dont il a été l’objet pour sa gestion depuis son élection à la tête de la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire (MUGEFCI), Mesmin Kouamé Komoé a tenu à s’étaler en jérémiades. Tout en cachant un agenda secret pour continuer à gérer la MUGEFCI de main de maître…

« J’ai eu une gestion plus que satisfaisante »
A cette conférence de presse au cercle du rail au Plateau, il a rappelé ses engagements qui consistent en 6 points- tablons sur quelques morceaux choisis : 1. « Promouvoir les valeurs mutualistes ;

  1. Gérer de façon performante la Couverture Maladie Universelle en tant qu’Organisme Gestionnaire Délégué ;
  2. Mettre en place une complémentaire santé et bien-être adaptée aux besoins des mutualistes après une étude actuarielle poussée ;
  3. Faciliter et moderniser l’accès aux prestations ;
  4. Améliorer les capacités socio-économiques ;
  5. Mener une politique de prévention. »
    Globalement, il revient sur les chiffres ronflants brandis, alors qu’on pouvait faire mieux : «Sur les 3 dernières années, la tendance s’est inversée. Le résultat comptable est positif et la mutuelle a pu dégager des excédents de gestion de 300.574.405 francs en 2018, 787.456.068 francs en 2019 et 958.976.983 francs en 2020. »
    Et de brandir le sacro-saint argument de charges de la MUGEFCI conformes à la norme : « Ainsi, en 2020, les charges de fonctionnement de MUGEF-CI Assurance, donc les charges réelles de fonctionnement, sont de 6.306.066.530 francs pour une cotisation acquise de 31.730.089.207 francs. Soit un taux de charge de fonctionnement de 19,87% conforme à la norme. En 2019, le montant des charges réelles de fonctionnement était de 6.575.539.402 francs pour des cotisations de 32.974.778.410 soit un taux 19,94% toujours conforme à la norme. » Donc on peut continuer de s’empiffrer, à condition d’être conformes à la norme ? Et doit-on engranger au maximum quand bon nombre de ses adhérents n’arrivent pas à se soigner convenablement sans souscrire à des produits complémentaires ? Pince-sans rires, il a plutôt donné dans l’émotion : « …la période électorale qui pointe à l’horizon engendre des affirmations teintées de démagogie, de calomnies et de dénigrements là où j’invitais les uns et les autres à des propositions intelligentes, constructives et réalistes à même de rendre notre mutuelle plus performante, sinon la maintenir au niveau auquel nous l’avons hissée. » Sacré Mesmin Komoé! Il a préféré tabler sur des chiffres ronflants que de s’attarder au social de ses adhérents. C’est tout à son honneur, puisque ces mutualistes, n’avaient qu’à ne pas le voter !

Il part sans partir…

Le 24 juillet dernier, la deuxième vice-présidente du Conseil d’administration de la MUGEFCI docteur Laurence Camara, n’a eu de cesse de justifier sa candidature par ces bons( ?) résultats obtenus par Mesmin Comoé tout en voulant s’inscrire dans la continuité. Selon elle donc, «nous avons eu de réalisations : la carte unique intelligente, la décentralisation, la construction d’un immeuble et la signature de nombreux partenariat.» Sûrement que les mutualistes qui peinent à se soigner convenablement, apprécieront ces arguments électoraux, le moment venu !

Docteur Laurence Camara : De la déconvenue au District, à la MUGEFCI !

Laurence Camara faut-il le rappeler, a fait de beaux jours au District d’Abidjan, avant de s’y voir débarquer courant janvier 2016. En effet alors qu’elle était dans les grâces du gouverneur Beugré Mambé, elle faisait la pluie et le beau temps. Et ne se souciait pas vraiment des agents du Districts qui pour l’avoir adoubée, lui ont permis d’arriver au firmament. Et ces agents ont vite fait de se trouver d’autres interlocuteurs à qui ils confieront leur destin, qui les trahiront aussi, à leur tour. Bref ! Mais le temps de la disgrâce n’a pas tardé à se faire jour que Docteur Camara retourne casaque. Elle reprend donc du poil de la bête en tant que syndicaliste, pour brandir son étiquette de défenseure des opprimés. C’est que Beugré Mambé a commencé à la trouver très très gênante pour sa tignasse. Il lui a donc adressé une très amère demande d’explication pour ensuite, la débarquer de son royaume. Et l’a aussitôt mise à la disposition de la Fonction publique. Elle cherchait dès lors un autre strapontin auquel s’accrocher quand elle atterrit dans l’escarcelle de Mesmin Komoé. Deux syndicalistes chevronnés, où des opportunistes de la première heure ! Ne pensez pas à une arriviste, c’est une vraie philanthrope qui veut sauver la MUGEFCI comme elle l’a fait pour le District !

LA REDACTION/Assayie.net