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Réorganisation des Mouvements de soutien proches du Pdci, débat sur le candidat du Pdci en 2025/Jean-Michel Amankou, député, secrétaire exécutif en charge des Mouvements de soutien au Pdci-Rda déclare: « Nous comptons sur le président Henri Konan Bédié pour que la Côte d’Ivoire puisse maintenir cette relative paix.»

ByAssi Nestor

Sep 15, 2021

Jean-Michel Amankou, vous êtes délégué départemental d’Agnibilékrou, député d’Agnibilékrou sous-préfecture et secrétaire exécutif en charge des Mouvements de soutien au Pdci-Rda. Ce n’est pas trop pour une seule personne ? Comment voulez-vous qu’on vous appelle ?

C’est vrai que j’exerce toutes ces fonctions au sein de notre appareil politique. Mais je préfère qu’on m’appelle simplement le militant du Pdci-Rda parce que je suis un soldat du Pdci-Rda, un soldat du président Henri Konan Bédié.

Député d’Agnibilékrou sous-préfecture, lors d’un entretien, vous avez affirmé que votre localité est un bastion du Pdci-Rda. Quelles sont les preuves de cette affirmation sur le terrain ?

Comme vous le savez, lors des élections locales qui ont eu lieu dans notre circonscription électorale en son temps, nous avons eu beaucoup de difficultés avec le parti au pouvoir qui avait ses hommes sur le terrain. Mais aujourd’hui grâce à notre engagement sur le terrain et le soutien de certains de nos ainés engagés pour le Pdci-Rda, nous avons pu renverser la tendance. Aujourd’hui, je peux vous l’assurer la zone est totalement acquise au Pdci-Rda. C’est pourquoi, je voudrais profiter de cette occasion pour rendre un hommage mérité à tous nos devanciers qui dans la discrétion ont été d’un apport décisif, notamment mes ainés Roger M’bia, Adou Ngouan Bernard, Brou Dakoi, Amoikon Banga, qui ont su fédérer  tous leurs jeunes frères que nous sommes afin de reconquérir et de maintenir la flamme du Pdci-Rda dans notre région. Et ce, sous l’œil protecteur de nos dinosaures EDJANPAN THIEMELE, MBENGUE RACINE et autres. Oui c’est vrai le Pdci-Rda au niveau d’Agnibilékrou et même  d’Abengourou est un parti extrêmement redoutable et indéboulonnable.

Pour votre engagement au Pdci-Rda et votre travail sur le terrain, le secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, le professeur Maurice Kakou Guikahué a bien voulu vous confier la conduite du Secrétariat exécutif en charge des Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda. Après votre nomination, quelle a été votre feuille de route ?

Je ne m’attendais pas à cette nomination. Quelques jours après la publication, j’ai reçu un coup de fil du secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda. Il m’a convoqué à ses bureaux et lorsque je suis arrivé, il m’a porté l’information officiellement. La feuille de route a été assez claire .Il m’a demandé de redynamiser ces entités du Pdci-Rda et de faire en sorte qu’elles soient le fer de lance  de la mobilisation des militants pour préparer 2025. Je m’y suis engagé  avec détermination et j’ai promis donner droit à  cette requête en synergie avec tous les acteurs de ce département. Au passage, je voudrais sincèrement dire merci à mon référent politique, le président Henri Konan Bédié pour la confiance qu’il a bien voulu placer en ma modeste personne pour piloter ces entités.

Au premier contact de ces Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda, quel a été votre premier constat ?

Il m’a été donné de constater que la majorité de ces organisations avait une lecture peu studieuse de leurs prérogatives au sein de notre appareil politique.

Comme vous le savez, dans toute organisation, il y a des bons et des mauvais élèves. Mais le plus important, c’est d’aller de l’avant, c’est de faire en sorte que ces Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda soient mieux structurés et mieux formés politiquement.

L’un des constats les plus amers, c’est  le manque d’éthique et de discipline tout au long de leur marche politique.

Il nous arrive d’observer des mouvements qui trichent en termes de mobilisation de masse et qui s’adonnent au racket des cadres du parti .Parfois, assorti de chantages de tous ordres.

 Ce à quoi, nous essayons en synergie de corriger avec rigueur. En un mot, il nous faut de la lisibilité structurellement afin d’attaquer le terrain.

Les Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda constituent plus de la moitié des militants du Pdci-Rda, n’avez-vous pas l’impression que le Pdci-Rda a remis entre vos mains la clef de sa victoire ?

Une seule hirondelle ne fait pas le printemps. Nous ne sommes qu’une  pierre pour l’édification de cet ouvrage qui est de revenir au pouvoir en 2025. Donc de jouer notre partition. Le plus challengé  c’est de marquer un pas, un autre pas, encore un autre pas et tenir gagner chaque pas pour la reconquête du pouvoir d’état en 2025.

Notre leitmotiv, c’est de se donner la carapace nécessaire pour être le fer de lance de cette volonté manifeste du président Henri Konan Bédié de remobiliser les troupes et d’engager le parti fortement pour 2025.

Aujourd’hui, après la revue des troupes, de combien de Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda disposez-vous ?

Quand vous arrivez dans d’un tel  département d’action où chaque acteur a sa méthodologie, sa spécificité organisationnelle, ce n’est pas facile d’entreprendre des réformes. Généralement, les gens sont très réfractaires aux réformes. Mais on essaie de faire de la pédagogie pour que tous adhèrent à notre vision commune.

Elle se décline en plusieurs étapes.

La première étape, c’est celle de l’identification qui consiste à renseigner une fiche avec des rubriques qui nous permet d’avoir une idée  nette de combien nous sommes, nos champs d’action territorial, les membres fondateurs et leurs contacts, le siège etc. Cette étape prend fin le 15 septembre prochain. A ce jour, nous avons une vingtaine de Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda qui se sont fait identifier.

La seconde étape démarrera sous peu. Elle va consister à une étude comparative et la mise en conformité des statuts et règlement intérieur de cette organisation avec ceux du Parti. Certains en ont, d’autres n’en ont pas. Notre rôle c’est de les aider à les avoir. C’est une boussole. Et cette boussole doit être en conformité avec les statuts et règlement intérieur du Pdci-Rda en termes d’idéologie, d’orientation politique. Une chose est d’exister, un autre est d’avoir des textes. Mais si ces textes ne sont pas en conformité avec l’idéologie du Pdci-Rda, vous conviendriez avec moi que ces Mouvements ne peuvent se targuer d’être proches du  Pdci-Rda.

La troisième étape va consister à l’élaboration d’un rapport circonstancié au Président BÉDIÉ par voie hiérarchique de tout ce que nous avons réalisé assorti de la  liste définitive de tous les Mouvements de soutien proches du Pdci-Rda et légalement en règle vis-à-vis du PDCI RDA.

Un projet de décision après avis conforme du Secrétariat exécutif sera soumis à la signature du président Henri Konan Bédié pour qu’officiellement, ces Mouvements puissent être reconnus comme étant proches du Pdci-Rda. Et ce sésame va leur permettre d’approcher les cadres en toute légalité en termes d’installation de leurs Mouvements un peu partout sur le territoire national.

Ces trois étapes constituent le volet administratif. Après, nous allons aborder la question de la formation. Parce qu’un militant doit être bien formé pour être utile au Parti.  L’Institut de formation politique interviendra à  cette importante étape. La suite de notre programme sera la rentrée politique et lancer les activités de masse non-stop jusqu’en 2025 pour que le Pdci-Rda soit prêt. Nous allons tenir en haleine les militants du Pdci-Rda jusqu’en 2025.

Quand on vous écoute, on déduit que vous venez pour mettre de l’ordre dans ce secteur ?

Nous n’avons pas cette prétention. Mais ensemble, nous allons essayer de mieux nous organiser. Sans organisation, sans stratégie et sans méthode toute action est vouée à l’échec.

L’actualité au Pdci-Rda c’est qui sera le candidat en 2025. Est-ce qu’il faut en parler maintenant ?

Je considère comme socle de toute démocratie, la liberté  de penser et de dire. Alors, pourquoi vouloir empêcher les gens de penser et de dire ce qu’ils pensent quand ils peuvent et quand ils veulent? À  mon sens c’est un faux débat qui ne mérite pas de prospérer.

Billon est un vaillant cadre du PDCI qui s’est exprimé et ces dires n’engagent  que lui en premier ressort.  Nous nous devons donc par courtoisie politique le respecter.

D’ailleurs, il n y a pas que BILLON. Le PDCI regorge de multitudes de cadres compétents  et outillés à même  de conduire la destinée de notre beau Pays et qui  et respirent que du BEDIÉISME.

Notre ancrage politique tourne autour du président BÉDIÉ et c’est notre référent. En tout état de cause ce qu’il y a lieu de retenir c’est que la sortie de BILLON du point de vue politique participe de la force argumentative qui caractérise notre grand Parti. Il n’y a donc pas lieu d’être émotif, seul la convention décidera de qui sera le porte-étendard du PDCI  pour la présidentielle 2025.

En ce qui me concerne, le Président BÉDIÉ a son mot à dire et il nous indiquera la voie à suivre.

Nous devons restés structurants et ce, en terme de projet de société afin de répondre avec pertinence aux attentes des ivoiriens.

La mobilisation, le recrutement, la formation et la fidélisation de nos militants sont les enjeux du moment.

Par conséquent, j’exhorte les uns et les autres au respect mutuel et au débat utiles et productifs.

On parle même de changement générationnel. Est-ce que vous voyez les choses ?

 J’ai déjà répondu  à  cette  question lors d’une interview accordée à l’un de vos confrères. Pour moi, la seule boussole c’est  la CONSTITUTION. Quelles sont les conditionnalités prévues par les textes pour se porter candidat ?

C’est là que se trouve la réponse.  Une fois que vous avez l’âge requis par la Constitution, libre à vous d’être candidat. Pour nous, c’est une question de vouloir  prétendre à. C’est vrai que nous voulons un changement mais il faut être davantage démocratique sur la question.

Le robot du candidat du Pdci-Rda selon vous ?

Ce n’est pas une question de robot. Pour nous,  c’est une équipe qu’il faut. Notre rêve, c’est d’avoir une équipe solide, une équipe soudée qui portera un idéal sous l’auspice du président Henri Konan Bédié qui a pour lui, la vision du parti, qui sait comment orienter les choses. Le Pdci-Rda a de hauts cadres qui ont fait leur preuve et qui peuvent constituer une bonne équipe autour du président Henri Konan Bédié qui certainement donnera des orientations pour que nous puissions sortir de cette équipe un candidat à même de nous faire gagner en 2025.

Si le Pdci-Rda doit avoir un allié en 2025, quel parti préférerez-vous ?

Cet allié n’est rien d’autre que le Pdci-Rda. L’allié du Pdci-Rda, c’est le Pdci-Rda. Nous avons eu l’expérience des alliances avec son corolaire de mésententes de tous ordres. Seul le Président BÉDIÉ nous instruira à temps voulu. Je ne suis que son soldat avec une mission claire, travaillé pour le Pdci rda.

Notre combat c’est La solidarité des cadres, l’organisation du Parti et la recherche de moyens.

En attendant, il y a le processus de réconciliation, le dialogue inclusif proposé par le président Bédié, à quel niveau se situe-t-il aujourd’hui ? Est-il au point mort ?

Le président Henri Konan Bédié a émis l’idée du dialogue inclusif. Il a invité son frère, le président Ouattara à faire en sorte que les Ivoiriens se reparlent pour rassurer davantage nos partenaires. Mais à l’impossible nul n’est tenu. Mais nous gardons bonne espoir.  Notre souhait, c’est que le président de la République puisse rassembler tout le monde. Le chef est celui qui doit avoir le dos large, tout encaisser de bon comme de mauvais pour l’intérêt supérieur de la Nation. J’exhorte donc le Chef de l’état à œuvrer davantage à l’unité du Pays.

Est-ce que vous continuez de croire à l’avenir de la Côte d’Ivoire ?

Oui pour plusieurs raisons. La première raison c’est que  nous avons un homme politique qui sert de stabilisateur. C’est le président Henri Konan Bédié. A chaque fois que la Côte d’Ivoire traverse des moments des plus difficiles, il trouve les moyens de faire baisser la tension. Nous comptons sur le président Henri Konan Bédié pour que la Côte d’Ivoire puisse maintenir cette relative paix. La seconde raison c’est que le président Laurent Gbagbo, l’un des acteurs clé de la politique ivoirienne est de retour. Nous attendons de lui des actions de paix et de réconciliation. Comme lui, que tous les autres acteurs politiques en dehors du pays puissent souscrire au processus de réconciliation nationale faite de pardon mutuel.

Interview réalisée par Dje Km/Assayie.net